TINY PRETTY THINGS

couverture_tiny_pretty_things

REMEMBER MY NAME...FAAAAAAAME!

Cela fait quelque temps maintenant que je vous propose des séries un peu fleur bleue et romantiques. Le fait d’avoir mon père à la maison en est une des causes principales ne voulant pas lui imposer les séries un peu plus tordues. Mais je dois reconnaître avoir pris un certain plaisir à en regarder certaines. Néanmoins cette fois-ci je lui ai un peu imposée celle-ci car elle fait partie du top 10 des séries regardées en France et j’ai été intriguée. Alors on change carrément de registre et entrons dans le monde impitoyable de Tiny Pretty things

Quand passion rime avec ambition

Cassie, une jeune danseuse fait sa pétasse la nuit sur le toit de l’école de danse. En gros elle nous montre que même bourrée elle danse comme une déesse sans tomber. Une personne s’approche, Cassie descend du rebord du toit et l’embrasse. S’ensuit une dispute et l’inconnu au sweat à capuche pousse Cassie du toit.

Dès le lendemain, Neveah, une jeune black, reçoit un appel lui annonçant qu’elle est acceptée à la prestigieuse école de danse de Chicago pour prendre la place de la comateuse ! OUI parce que la Cassie elle l’a jouée pizza, du 4éme, en arrière, sur la tête et sans purée de cerveau à l’arrivée : Tout juste une jambe cassée et un trauma crânien sans une coupure à la tête !  Trop forte la meuf !

Mais à peine arrivée, Neveah va ressentir la rivalité de la vie “magnifique” dans une école de danse huppée…En effet, celle-ci, est dirigée d’une main de fer par Monique Dubois, danseuse sur le retour qui ressemble plus à une mère maquerelle qu’à une directrice d’école. D’ailleurs, Monique, elle fait tout pour maintenir la réputation et les généreux donateurs de l’école en faisant passer la chute pour une TS ! Sauf que la fliquette arrivée sur les lieux, elle ne croit pas du tout au suicide…et c’est bien la seule d’ailleurs !

Elle va donc tout faire pour que la lumière soit faite sur cette affaire et la suspicion va être à son apogée et nous aussi par la même occasion.

Des personnages stéréotypés

Une école huppée, des rivalités entre élèves, une élève brillante presque morte de façon louche, une pauvre qui intègre l’école gratos…ça me rappelle quelque chose ça !

On se croirait presque dans “Elite” version Fame !

D’ailleurs, si on regarde bien on retrouve les ingrédients de la série espagnole…

  • Une blonde ambitieuse prête à tout pour devenir numéro 1 et qui couche avec tout le monde.
  • Un danseur bi atteint de troubles alimentaires.
  • Un danseur ou une danseuse je ne sais pas trop, meilleur confident(e) des filles et des garçons.
  • Une danseuse noire, issue d’un milieu défavorisé avec un frère handicapé et une mère en taule.
  • Une victime pas si victime que ça, que tout le monde va kiffer juste parce qu’elle est tombée.
  • Une brune, danseuse médiocre, mais passionnée, qui essaye de copier la blonde sans y arriver tellement elle est brave !
  • Une directrice d’école pourrie jusqu’à la moelle si tant est qu’il lui en reste…

Ah j’avais oublié le musulman de service, mais le vrai : c’est à dire qu’en plus de faire sa prière plusieurs fois par jour avec son petit tapis, et d’être considéré comme un terroriste il ne picole pas ! Le pauvre …Bon en même temps ne pas picoler et sniffer dans cette école c’est déjà du terrorisme en soi !

On n’échappe à aucun cliché du genre. Mais on s’en fout …ça marche!

Une recette qui marche

  • Ça marche, bras dessus et bras dessous,
  • Ça marche, l’un sur l’autre dans la boue
  • Ça marche tant qu’on peut encore debout
  • Monter les marches….

Et oui quand on regarde la série on a la chanson de Christophe Maé dans la tête… Déjà parce que les chorégraphies sont dignes de Kamel Ouali. Ensuite parce que c’est vraiment ça ! On est tous rivaux, on se fait les pires crasses mais au final on est tous copains !

Mais on s’en fiche que nos petits rongeurs soient des rats classiques.

Et on s’en fiche qu’ils soient sans aucune personnalité hormis celles imposées par le scénario.

Car on a beau avoir vu ces histoires un million de fois dans les séries de Netflix, il y a ce “je ne sais quoi” qui fait qu’on veut connaître la fin. On ne peut s’empêcher de spéculer sur le nom du coupable et surtout son mobile.

On a envie de percer les mystères qui entourent cette école. Et j’em….. Les gens qui disent que ça manque d’originalité !

En effet, pour moi, ce genre de série c’est comme un gâteau au chocolat ! La recette est la même mais il n’y en a pas deux identiques…et on le mange toujours avec plaisir !

Alors soit celui-ci est un peu “pouf pouf” car on a des personnages très marqués mais on le mange quand même ! Car il y a dedans un ingrédient qui allège le tout : la danse !

What a feeling….

Je vous l’ai dit, l’originalité de cette série réside dans le fait qu’il se déroule dans une école de danse ! Pas super original pour des vieilles comme moi qui ont connu Fame le samedi après-midi sur TF1.

Mais là, on leur apprend qu’en étant gentil ils n’obtiendront jamais de premier rôle ! Du coup ils sont mesquins, manipulateurs et meurtriers.  Déjà que ce sont des ados et que par définition ils sont cruels entre eux, mais là on les encourage à se tirer dans les pattes pour réussir ! Pas très moral tout ça !!

Néanmoins, ces jeunes ont beau être des pourris, on les admire, par leur pugnacité, leur travail et leur discipline ! Bon OK ils picolent, s’envoient en l’air avec tout ce qui leur passe sous la main et pour certains sniffent un peu ! Des ados normaux quoi …nan je rigooooole! Ceci dit pour survivre dans cette école, il faut avoir les nerfs solides et on comprend le besoin de se mettre une mine de temps en temps ! Mais où pour être Shakira j’ai besoin de picoler eux non !

Ici, on est embarqué dans la magie de la danse, mélange de classique et moderne sur les chorégraphies. Les danseurs nous transmettent leurs émotions et expriment avec leur corps la sensibilité qu’ils sont incapables de montrer dans la vie.

Même les méchant(e)s nous transportent dans leur univers et on en vient à aimer les voir danser.

Car les scènes de danse présentes à chaque épisode et trame de ce drame, donnent une certaine légèreté à la série. Et cela agit sur nous comme une crème anglaise, allégeant un gâteau au chocolat quand même un peu lourd dans les clichés.

Une bonne série malgré tout.

Soyons honnête ça ne sera pas la série de l’année. Mais la série mérite d’être vue si on a aimé Elite et qu’on aime la danse. Bon faut pas être chochotte non plus parce que le sexe a la part belle.

Néanmoins, on passe un bon moment et on oublie très vite les clichés pour s’intéresser à l’enquête. Et mon côté #flicinside a été très perturbé. D’ailleurs j’ai eu du mal à trouver le coupable. Et du coup ça en fait une bonne série. Peu m’importe que les personnages soient clichés et que l’on retrouve des ingrédients vus et revus ! Quand je m’attaque à une série qui se déroule dans une école de danse, je ne m’attends pas à du Hitchcock ou des personnages qui vont m’amener à réfléchir sur la vie ! La série reprend les codes que l’on attend de ce genre de série et le plus important c’est que ça fonctionne.

Pour ma part cela me suffit pour dire que la série est sympa et que le contrat a été rempli!  

 

Infos séries

Saison :1

Nombres d’épisodes : 10

Année : 2020

Chaine de diffusion : netflix

Distribution principale: Brennan Clost (Shane Mc Rae), Barton Cowperthwaite (Oren Lennox), Bayardo de Murguia (Ramon Costa), Damon J.Gillepsie (Caleb Wick), Kylie Jefferson (Neveah Strover), Casimere Joliette (Bette Whitlaw), Anna Maiche (Cassie Shore), Daniela Norman (June Park), Michael Hsu Rosen (Nabil Limvadi), Tory Trowbridge (Delai Whitlaw), Jess Salgueiro (Isabel Cruz), Lauren Holly (Monique Dubois)

Sexe
3/5
Sexe
4/5
Violence
5/5
Suspense
4/5
Humour
0.5/5
Drame
5/5
  • Les chorégraphies
  • La manipulation et mesquinerie des personnages 
 
  • Les personnages trop clichés

Du Powerade citron ca reste le moins chimique

Un plateau de légumes sans sauce

Laisser un commentaire