PERMIS DE VIVRE

Quand Némo devient Dorry...

 

Décidément en ce moment je kiffe les séries espagnoles et celle-ci est un vrai coup de cœur <3

Alors je conviens que le titre PERMIS DE VIVRE ne fait pas rêver ! C’est d’ailleurs ce qui m’a fait hésiter à la regarder… Il me laissait imaginer un truc super mélo à souhait qui devait raconter le combat d’une personne atteinte d’une maladie incurable, bref un truc chiant… Puis j’ai vu le résumé et il s’est avéré que Je n’’étais pas loin de la vérité vu qu’il parlait d’un Parrain qui découvrait qu’il était atteint d’Alzheimer…du coup j’avais encore moins envie, étant donné mon histoire familiale.

Mais je me suis ravisée et je ne regrette pas du tout….

Bienvenue dans la mafia espagnole...

 

Dès les 3 premières minutes, on devine que le titre pas très vendeur de la série, n’est pas en rapport avec la maladie du Parrain local qui porte le nom de Nemo (un comble quand on a la maladie D’Alzheimer mais j’adore le côté sarcastique de la chose), mais est en lien avec son pouvoir dans la petite ville côtière d’Oeste en Galice : celui-ci est effectivement celui qui accorde le « Permis de vivre », genre d’autorisation d’exister que le Boss peut te reprendre en fonction de son bon vouloir et surtout en fonction de ta fidélité /servitude envers lui.

Bref, pour lui tout allait plutôt bien jusqu’à ce que, « Joyeux anniversaire » on lui diagnostique la maladie d’Alzheimer le jour même de ses 60 ans !!! (mais ça je l’avais déjà dit…Appelez moi Dorry ..ah non merde c’est Némo qu’il s’appelle le héros…Ok c’est nul et c’était facile)

Celui-ci décide alors de n’en informer personne, excepté son bras droit, qui en plus d’être son tueur à gage personnel, va devenir sa matière grise et son agenda personnel, afin de tromper tout le monde et faire en sorte que sa petite famille ne connaisse pas la crise, une fois que celui-ci aura perdu totalement la boule !

Une famille qui fait rêver!

 

Lors de la fête d’anniversaire, on fait donc connaissance avec sa « merveilleuse » petite famille, composée de sa femme, qu’il a épousé pour récupérer les affaires de Fe beau papa. Côté progéniture, il y a Nina, sa fille, à qui papa a offert une galerie d’art à Paris, histoire de la laisser s’amuser et lui faire croire qu’il n’a pas payé des études pour rien en faisant acheter les tableaux de la galerie par des hommes de paille, Carlos, son fils, #jesuisunevraiefolleetjelassume, ex toxico (le comble pour le fils d’un trafiquant de drogue), qui tient un haras sans accepter un seul euro de papa. A ceux-là il faut rajouter Mario, fils adoptif et avocat de la famille, qui gère également tous le business, légal et illégal de la famille, ainsi que Lara, seul véritable enfant de l’amour, le pur, le grand, le vrai dont on rêve tous. Mais celle-ci  le rejette, lui et son argent, car déjà, il a plaqué sa mère enceinte pour épouser une fille pleine d’argent, et ensuite il fait tout pour empêcher que sa mère en stade terminal d’un cancer soit débranchée, juste parce que cette femme est son véritable amour et qu’il aime bien venir lui caresser la main le soir après le boulot ….

Décidément,le sort s'acharne...

 

Donc autant dire que le pauvre Némo, déjà qu’on a pitié de lui suite à l’annonce de sa maladie le jour de son anniv, mais après avoir fait connaissance avec sa famille, on oublie carrément qu’en réalité il s’agit d’un mafieux de la pire espèce,  qui a bâti sa fortune sur le dos des autres, en utilisant le chantage, la corruption, l’intimidation et le meurtre…le tout sans que sa femme et ses enfants légitimes soient au courant de rien…Balaise quand même parce que bon tous le monde en ville le sait mais sa femme et ses deux gosses ils ne se doutent de rien…ils croient l’histoire de la conserverie de poisson, des hôtels et des sociétés immobilières.

Mais ce n’est pas tout, suite à l’annonce du diagnostic, Némo décide d’annoncer à la petite fête son intention de prendre sa retraite, ce qui fait les affaires de Mario, qui rêve depuis longtemps d’être chef à la place du chef…sauf que Némo lui annonce en privé, qu’il souhaite rendre clean ses affaires avant de perdre totalement la boule, et surtout former son successeur qui sera un des ses 3 enfants de sang. Je ne vous raconte pas comment le Mario il a les boules, parce que bon ça fait des années qu’il se tape le sale boulot et en plus pour rien …Dès lors il va tout faire pour détruire Némo et obtenir son trône…

Parallèlement, Monterosa, flic incorruptible, en cherchant à le faire tomber par tous les moyens, va rompre l’équilibre et mettre la ville à feu et à sang …

Nan mais arrêtez les gars soyez sympa Némo il a Alzheimer quand même !

Des rebondissements permanents...

 

Comme vous vous en doutez cette série n’est que scandale, manipulation, meurtres, code d’honneur, trahison…Tout est bien articulé, les dialogues sont un vrai régal, la mise en scène efficace. Chaque personnage tire son épingle du jeu.

Némo, même si c’est la pire des crapules, reste un homme de parole et d’honneur, enfin l’honneur des mafieux, soit, mais d’honneur quand même et cela le rend respectable. Il est aussi touchant dans sa quête pour obtenir l’amour de Lara. A travers cette quête et son histoire d’amour pour Eva (la mère morte de Lara) on découvrira le parcours et l’ascension de mafieux de Némo.

Pour conclure, une série, pleine de rebondissements, sans temps morts, où ne sait plus trop qui sont les gentils et les méchants, et où une de fois plus on parlera à la télé …

Vous l’aurez compris cette série est une vraie tuerie…

Infos séries

 

Saison : 2

Nombres d’épisodes : 23

Date de sortie : 2018

Chaine de diffusion : Telecinco, Netflix

Distribution principale: :  José Coronado (Nemo Bandera), Alex Gonzalez( Mario Mendoza), Claudia Traisac (Lara Balares), Luis Zahera (Ferro)

 
 
 
 
 
Violence
5/5
Suspense
5/5
Sexe
2/5
Humour
0.5/5
Drame
5/5
 
  • Le machiavélisme des personnages
  • L’intrigue
  • L’évolution psychologique des personnages 
 
 
 
 
 
 
  • Le côté cliché des enfants  au départ
  • Des scènes de violence parfois non indispensables à l’intrigue 
 
 
 
 
 
 
 
 

Du champagne c’est la mafia quand même…

 
 
 
 
 
 

un petit mélange sucré/salé